10 janv. 2009

La sexualité et la grossesse… (1 AN PLUS TARD)

« Une femme enceinte, pour le mâle qui deviendra père, est soit symbole de sensualité ou juste d’un corps maternant… une couveuse !»


- Suzy Wong

- Emeric est un crétin, il a peur de blesser le bébé avec son phallus ! Il a beau être bien pourvu, son engin ne risque pas de crever un œil à notre Chloé.
- Au pire, la pénétration n’est pas l’unique moyen d’atteindre le plaisir. De toute façon, je croyais que ta libido était au plus bas, réplique Doryane.
- Pendant le 1er trimestre, c’était la panne. Mais là, au 2ème trimestre, j’ai du désir pour dix ! Aussi bien en profiter, parce que si ma bedaine continue d’accroître, j’aurai bientôt des difficultés à me mouvoir et je me sentirai aussi sexy qu’un rorqual !
-Qu’est-ce que vous faites au lit ? Désire savoir Clara.
- Franchement, pas grand-chose. Il se contente de caresser mon bedon et de fredonner au foetus des airs assez somnifères. S’il ne change pas bientôt d’attitude, je vais me laisser cruiser par notre nouvellement célibataire voisin et, surtout, je vais faire en sorte qu’il le remarque. Ça devrait raviver son intérêt à mon égard de se rendre compte que sa poulette est encore désirable aux yeux de ses compères même si elle est devenue une poulette couveuse.
- Jany, toi, quand est-ce que tu vas un peu lui refaire la cour ? Affublée comme tu l’es par les temps qui courent, Emeric ne croira jamais que votre délicieux voisin en pince pour toi !

Et vlan dans les dents ! Doryane n’en rate pas une. Mais elle n’a pas tort du tout, cela ferait le plus grand bien à tous les deux si j’arrêtais de m’habiller comme la chienne à Jacques et que j’acceptais d’investir quelques centaines de dollars dans des vrais vêtements de maternité.

- Fais attention, rappelle Clara notre grande spécialiste du cocufiage, la séduction reste un jeu dangereux. Tu risques peut-être de développer des sentiments amoureux pour ce voisin !
- Clara, franchement ! S’indigne Doryane. Penses-tu vraiment que Jany pourrait succomber à autre mâle qu’à son Émeric ?
- En ce moment, je ne me trouve pas belle à proprement parler…
- Jany, réplique Doryane, que celle qui s’accepte vraiment me jette la première pierre. Mais sache que j’écume chaque fois qu’une asperge comme Clara essaye de s’apitoyer sur sa graisse inventée.
- T’as compris Clara, fiche-nous la paix sur le rebondi de ton ventre tendu comme un tambour.

Nous quatre sommes très différentes, mais qu’on plafonne au bonnet A ou qu’on essaie tant bien que mal de taire un bonnet D, on se rejoint toutes. Ce que l’on balaye ordinairement sous le tapis au commun des mortels, on l’exhibe haut et fort entre nous. Pourquoi ? Parce qu’on a beau s’échauffer, on ne s’écharpe jamais l’une et l’autre. Enfin, presque jamais.

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